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créée le 05 / 11 / 2015

Actualité économique - #Novembre 2015

Chaque mois, Carte Financement vous propose les Banks Gossips. En moins de 5 minutes, vous allez découvrir une sélection d’événements récents concernant les banques dans le monde. L’industrie bancaire n’aura plus de secrets pour vous.











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La Maif ne lésine pas sur le numérique

Lancé mi 2015, Maif Avenir, fonds d’investissement dédié à l’innovation, au numérique et à l’économie digitale et collaborative vient d’investir 550 000€ dans Mutum.fr. Cette startup, spécialisée dans l’emprunt et le prêt d’objets entre particuliers, souhaite conférer à ses usagers du « pouvoir d’utilisation », une notion qui se distingue du pouvoir d’achat.

La Maif n’en est pas à son premier coup. Cette opération est la dernière d’une série d’investissement comme dans la FinTech Payname (4M€), dans mesdépanneurs.fr (1,7 M€) et dans Numa (3 M€).

Maif Avenir est une SAS. Elle est dotée d’une enveloppe de 125 M€ jusqu’en 2018, soit une moyenne de 30M€ par an. Pour la Maif, ces investissements s’intègrent dans son nouveau plan stratégique 2015-2018, qui a été lancé sous le sceau de « l’audace » et de la «confiance ».

Pré-Cop 21 : le charbon, ennemi public N°1

Oxfam France et les Amis de la Terre France ont publié le rapport "Banques françaises : quand le vert vire au noir". Ils dénoncent le montant encore important des engagements des banques françaises dans les énergies fossiles, alors que les énergies renouvelables n’auraient droit qu’à la portion congrue.

Le mois dernier, Natixis a annoncé qu’elle arrêtait de financer les industries du charbon dans le monde, « en l’état actuel des technologies ». Au même moment, 53 organisations exhortaient BNP Paribas à signer sans attendre l’Appel de Paris et à sortir du même combustible d’ici 2020.

La banque de la rue d’Antin est «partenaire officiel Paris 2015» de la Cop 21, à côté d’autres sponsors comme Axa, EDF et Engie.

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Le goulag des petites banques

Les autorités de contrôle viennent de fermer quatre petites banques jugées insuffisamment capitalisées. Au total, plus de 60 d’entre elles ont disparu cette année du fait de la crise en Russie.

Les motifs de fermeture portent toujours sur leur fragilité financière, et parfois sur leurs pratiques douteuses. La banque Sovietski, pour laquelle Gérard Depardieu a fait la publicité, vient également d’être placée sous tutelle.

Avec 800 établissements, dont une multitude de banques trop modestes pour être viables, le système bancaire russe a été fragilisé par l’effondrement du rouble de fin 2014. Le coût de leurs crédits en devises étrangères s’est envolé. Dans le même temps, les créances douteuses ont gonflé, entreprises et particuliers peinant à rembourser leurs dettes.

Le pouvoir en place en profite opportunément pour passer le secteur à la paille de fer.

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La Chine accélère

La Chine est obsédée par l’internationalisation du yuan, qui doit encore faire ses preuves au niveau mondial. Depuis peu, HSBC a été autorisé par la PBOC à émettre des obligations sur le marché interbancaire (panda bonds).

Par ailleurs, la China Construction Bank (CCB) vient de recevoir une licence pour réaliser des transactions en renminbi en Suisse. Son objectif est d’offrir des services bancaires commerciaux traditionnels, comme des dépôts, du financement corporate et des prêts syndiqués. En utilisant le renminbi, les firmes helvétiques vont pouvoir réduire les risques liés aux taux de change et comprimer les coûts d’investissement.

L’idée sous-jacente également sera de déboucher sur le financement du négoce de matières premières.

Ainsi, la CCB dispose désormais de branches dans 24 pays, notamment à Londres, Tokyo et New York. Des succursales ont aussi été ouvertes à Paris, Amsterdam, Milan et Barcelone.


Hold-up à la BNS

Sur les 9 premiers mois de l’année, la Banque Nationale Suisse a perdu 31,3 Mds de francs (environ 29 Mds€). Ces pertes sont directement liées à l’abandon le 15 janvier dernier d’une politique de franc faible. Ses réserves restent confortables, à hauteur de 614 Mds de francs.

Dans les deux jours suivant l’abandon de son cours plancher de 1,20 franc suisse par euro, la BNS avait perdu la bagatelle de 78 Mds de francs, soit 12% du PIB du pays.


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Barclays est toujours en phase de transition

La nouvelle réglementation bancaire britannique destinée à séparer les activités de détail de la banque de financement et d’investissement n’est pas neutre pour certains groupes. La Barclays va consacrer 1 milliard de livres d’ici à 2019 pour isoler ces 2 métiers. De ce fait, son objectif de rentabilité sur fonds propres (ROE) recule d’1 point pour s’établir à 11 % seulement l'an prochain.

A cette annonce, outre un reliquat de litige concernant les subprimes, le titre de la banque a abandonné plus de 8% en cumulés sur 2 séances fin octobre. Dans cet environnement, Barclays n’a d’autre choix que de comprimer encore son coefficient d’exploitation.

Les banques françaises également craignent le pire, concernant le cloisonnement de leurs métiers.


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Triomphe de la mobilité au Kenya

Ancienne banque de niche, avec 45.000 détenteurs de comptes, la Commercial Bank of Africa fait la course en tête au Kenya avec 10,5 millions de clients. Son succès s’explique par sa plateforme mobile d’épargne et de crédit, M-Shwari, lancée en 2012 en partenariat avec Safaricom.

Depuis, la banque a accordé plus de 26 millions de prêts à hauteur de 355M$. Malgré cette croissance champignon, son taux de créances douteuses ne dépasse pas 3 %, contre 5 % en moyenne pour ses concurrents.

Pour continuer à exploiter ce filon, la CBA cherche depuis un an à rééditer le même exploit en Tanzanie, cette fois avec Vodacom.

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