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créée le 12 / 06 / 2015

Actualité économique - #Juin 2015

Vous souhaitez être informé de l'actualités des banques ? Chaque mois, Carte Financement vous propose les Banks Gossips. Bénéfices, pertes, fusions, acquisitions, accords : les banques n’auront plus de secrets pour vous.













EN GRANDE-BRETAGNE


Trop gros pour aller en prison

L’U.S. Attorney General Eric H. Holder Jr. déclarait en mars 2013 que certaines institutions financières étaient devenues si grosses, qu’il devenait très difficile de les poursuivre et qu’en pratique elles étaient devenues « too big to jail ». Il se référait à l’époque au financement par HSBC du cartel de la drogue au Mexique. Les juges hésitent à sévir, si un retrait de licence risque par ricochet de pénaliser l’économie, voire de provoquer des tensions géopolitiques.

L’expression « to big to jail » a été extrêmement utilisée ces derniers jours dans la presse anglo-saxonne et la blogosphère. Pour Max Ehrenfreund, reporter au Washington Post, le retrait de la licence d’HSBC après le scandale mexicain aurait pu provoquer le petit coup de pouce (the straw that broke the camel's back), susceptible d’amener un électrochoc, mais il n’en est pas certain.

Apple marque les esprits en Grande Bretagne

Outre-Manche, Apple a réussi à convaincre la plupart des grandes banques britanniques d’adopter sa solution de paiement. Au total, cet accord couvrirait la bagatelle de près de 70 % des cartes de crédit et de débit circulant dans le Royaume. Néanmoins, Barclays, qui dispose déjà d’une application concurrente, lui échappe.

  • Cette solution de paiement pourra fonctionner dans près de 250 000 points de vente, notamment dans les transports publics de Londres.
  • Néanmoins, selon Forrester, seuls 27 % des consommateurs online britanniques détenant un iPhone feraient aujourd’hui confiance à Apple pour opérer un wallet, contre 43 % à PayPal et 41 % à une banque traditionnelle.
  • AUX ETATS-UNIS


    Alerte sur l’accès au crédit immobilier aux Etats-Unis

    Le taux de propriétaire parmi les ménages américains est tombé à son niveau le plus bas depuis 20 ans. Il se situait fin 2014 à 63,9%, soit son niveau de 1994, contre encore 69,5% en 2005.

    Se basant sur l’idée que la bâtiment est bon pour l’économie, Bill Clinton avait lancé en juin 1995 son plan “National Homeownership Strategy », qui avait réussi à faire progresser le nombre de propriétaires de 8 millions en 5 ans, à 67,5%. Un programme ensuite repris par les Républicains.

    En 2014, Barack Obama a tiré la sonnette d’alarme, considérant que le crédit immobilier était passé sans crier gare d’une extrême facilité pendant la folie des subprimes à une denrée plus rare et plus réglementée.

    De nombreux ménages ayant soit fait faillite, soit étant pénalisés par la hausse des loyers, sont empêchés d’épargner pour acheter. Los Angeles, déjà capitale des sans-abris, a vu sa population de SDF croître de 12% en deux ans, selon un recensement mené en début d’année.

    Pourtant, pour Paul Diggle, économiste à Capital Economics, les acheteurs pourraient revenir. Les saisies et les défauts de paiement de prêts hypothécaires tutoient leurs plus bas niveaux en huit ans, et le taux d'inoccupation dans le marché locatif a touché un creux de 20 ans.

    EN FRANCE


    Robots / Humain : qui conseille le mieux ?

    Même si la France ne figure pas au rang des plus mauvais élèves, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et à l’Autorité des marchés financiers (AMF) en sont arrivés à la conclusion qu’il faut encadrer la vente à distance de produits financiers et le « self placement ».

    C’est la conclusion des visites mystères menées par l'AMF fin 2014, dans 17 établissements (banques en ligne, courtiers, etc.). La vente en ligne ou par téléphone est dans leur viseur. Au niveau européen, il existe également un joint committee, qui travaille sur le « conseil automatisé ».

    Des consommateurs qui s’informent

    Assurance Banque Épargne, Pôle commun à l’ACPR et à l’AMF vient de publier son rapport annuel 2014. Il note de vrais besoins de protection du public en matière financière.

    Avec une activité plus intensive pour la plate-forme téléphonique d’information commune Assurance Banque Épargne Info Service : Plus de 355 000 appels ont été traités l’an passé, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente

  • Dont 85 % sur les sujets bancaires
  • 11 % sur l’assurance
  • Et 4 % sur la bourse et les produits financiers
  • Le site Internet : www.abe-infoservice.fr a accueilli 270 000 visiteurs en 2014, pour 450 000 pages vues et compte près de 1 000 abonnés à sa newsletter mensuelle. Il informe de façon pédagogique et impartiale les consommateurs sur les thématiques liées à la commercialisation de produits bancaires, d’assurance et d’épargne, y compris les détenteurs de smartphones et tablettes.

    France : Généralisation des frais de tenue de compte

    Plusieurs fédérations du Crédit Mutuel devraient facturer à la rentrée la tenue du compte-courant. Le groupe mutualiste entre ainsi dans la norme. En effet, selon Semaphore Conseil, 74 % des banques en France ont déjà pris cette décision.

    Un banquier non cité par les Echos du 28 mai dernier replace le débat dans son contexte. Autrefois, les banques se rémunéraient sur les marges des taux de crédit, c’étaient donc les emprunteurs qui payaient pour tous les clients. Ce qui n’est plus possible aujourd’hui.

    Ces frais sont considérés par l’UFC-Que Choisir comme un tour de passe-passe.