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créée le 14 / 03 / 2016

Actualité économique - #Mars 2016

Chaque mois, Carte Financement vous propose les principales actualités concernant le secteur de la banque. En moins de 5 minutes, faites le tour du monde de la banque et de la finance : FinTech, épargne, crédit, financement d'entreprise, fiscalité, scandales bancaires, fusions et acquisitions...













drapeau France

Inclusion financière

Les pays émergents ne représentent que 17% du marché́ mondial de l’assurance, alors qu’ils pèsent déjà̀ 40% du PIB mondial.

C’est pourquoi Axa a porté sa participation au capital de MicroEnsure à hauteur de 46%. Ce micro-assureur britannique intervient dans 17 pays en Afrique et en Asie. Très présente sur le marché de la micro assurance sur les terminaux mobiles, elle compte 20 millions de clients et a noué des accords avec des opérateurs téléphoniques, des banques et des institutions de microcrédit.

MicroEnsure va devenir la plateforme privilégiée du groupe français pour s’adresser aux futures classes moyennes des pays émergents avec une large gamme de produits (assurance-vie, santé, IARD et assistance).


Une question de confiance

Bien qu’ils soient souvent solvables, plus de 600.000 ménages en France se trouveraient dans l’incapacité d’obtenir un crédit. Il s’agit d’intérimaires, de salariés en CDD ou encore d’autoentrepreneurs. Yelloan veut réparer cette injustice.

Par quel miracle ? L’utilisateur crée son profil et sa fiche projet, en indiquant le montant qu’il souhaite emprunter. La banque partenaire de Yelloan étudie alors la demande et donne son accord sous réserve de l’obtention de la « garantie communautaire ».

De quoi s’agit-il ? L’emprunteur organise alors la collecte des fonds de garantie auprès de ses amis grâce aux outils de la plateforme. Lorsque le montant voulu est atteint, soit 5% du montant du crédit réunis auprès de 5 amis ou plus, le prêt est alors accordé.

Ce système, qui se base sur du love money, conforte l’établissement prêteur dans le fait que le crédit sera remboursé. Et, les fonds collectés en garantie sont restitués aux amis une fois le crédit remboursé. Un premier partenariat a été signé avec Financo.

Les banques y verraient selon la start-up aussi un bon moyen de restaurer leur réputation, de baisser les coûts d’acquisitions et d’élargir leur clientèle.


drapeau afrique

Out of Africa

La Barclays va réduire d’ici à 3 ans son exposition dans Barclays Africa de telle manière que cette dernière soit déconsolidée au plan comptable et réglementaire. Elle veut se recentrer sur les activités les plus rentables.

Héritage de l'empire britannique, Barclays Africa est présente dans 12 pays, en général d'anciennes colonies comme le Kenya et l'Afrique du Sud. Elle emploie plus de 40.000 personnes et compte plus de 12 millions de clients. Ces activités sont logées dans une filiale cotée à Johannesburg. Une participation de 62 % valorisée quelque 4 Mds€.

A ce jour, rares sont les banques à avoir fait ce choix. A l’opposé, la Société Générale a renforcé en octobre ses pions en Afrique anglophone en prenant une participation majoritaire dans MCBM au Mozambique.

D’après certains analystes, Barclays qui souhaite aussi quitter la France et l’Europe du Sud, va se priver d’un fort potentiel de revenus futurs en se repliant à contretemps sur un axe transatlantique.


drapeau Allemagne

T’as pas un billet de 500 pour prendre un café ?

Wolfgang Schäuble, Bundesfinanzminister, a déclaré vouloir limiter à 5.000 euros les paiements en cash outre-Rhin. Il a subi dès lors une véritable bronca, de la part d’une vaste coalition de personnalités que tout oppose en temps ordinaires.

Pour certains, la carte de crédit ne respecte pas les données individuelles. Les porteurs de carte seraient quasiment à poil. Pour les Verts, le cash, c’est la liberté. Pour sa part, le bavarois, Theo Waigel, ex-ministre des Finances de Helmut Kohl, se demande s’il faudra-payer avec une carte la quête à la messe.

Michael Meister, secrétaire d’Etat aux Finances, estime que l’Allemagne est un « repaire de brigands ». Mais, si l’idée de lutter contre la criminalité et le terrorisme n’est pas nouvelle, selon des experts, ces derniers utilisent de plus en plus le transfert de fonds via le "darknet".

La CSU s’y oppose également au nom de la défense du 3ème âge, Die Linke, au nom de la lutte contre les banques.


drapeau USA

Donald ne fait pas peur

La Revue American Banker se demandait le 26 février dernier « How Would Banks Handle a Trump Nomination ? »”.

Une campagne électorale type veut que Wall Street soutienne spontanément le candidat Républicain. Surtout, en cette année 2016, en raison de la colère des banquiers vis-à-vis du Dodd-Frank Act et de leur volonté d’assouplir la réglementation. Néanmoins, la personnalité de Donald est clivante et son programme reste flou.

Trump a néanmoins déclaré à la presse que la législation éreinte les banques et qu’elles ne peuvent plus financer l’économie.

Si Hillary Clinton gagne la course côté Démocrates, les banquiers de Wall Street pourraient se faire une raison. Ils lui ont déjà donné des millions pour se lancer, car cette ex-Sénatrice et Secrétaire d’Etat, fait partie de l’establishment. Certes, Hillary Clinton a déclaré qu’elle tenait aux réformes réglementaires qui ont été adoptées, mais elle a aussi insisté pour dire que les futures normes ne se feraient plus qu’à la marge.

Wall Street aimerait savoir avec qui Trump va travailler. S’il est élu, il prendra des décisions à forts impacts, comme la nomination du Treasury Secretary et celle du vice chairman of supervision du Federal Reserve Board, un poste créé en 2010. De nombreux observateurs estiment qu’il optera pour des responsables proches du monde des affaires, mais pas forcément issus du sérail.

Pour Lawrence Baxter, Professeur de Droit à la Duke University et auparavant banquier chez Wachovia, Trump pourrait bien appeler des spécialistes du private equity et des LBO, des techniques qu’il a pu expérimenter pendant sa vie professionnelle. Des personnes non conformistes susceptibles de réfléchir « out of the box ».

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