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créée le 11 / 06 / 2012

Actualité du crédit immobilier de Juin 2012

Les crédits du mois de juin 2012

Financement professionnels

Carte Financement propose à ses clients, principalement des sociétés de vente de matériel de travaux publics, des solutions de financement à 100% pour leurs clients

Financement du poste client

Dans la continuité du financement du poste client par affacturage (voir notre dernière actualité du crédit immobilier), Carte Financement intervient dans la sécurisation des créances détenues sur des pays à risque (Arabie-Saoudite, Ukraine...). Ce mécanisme rassure les factors et permet de mobiliser le poste client

Financement professions libérales

Le financement des professions libérales est un sujet de forte concurrence entre les banques, notamment pour l’acquisition de bureaux pour des avocats ou des notaires. Carte Financement se positionne sur cette activité pour aiguiller ses clients vers les meilleurs intervenants

Des taux attractifs

Les conditions de financement sont particulièrement attractives ce mois-ci : obtention d’un prêt immobilier sur 20 ans fixe 10 ans à 3.20% puis capé+2%/-2% et sur 25 ans fixe 10 ans à 3.30% puis capé+2%/-2%

Banque Publique d'Investissement : qu'en est-il ?

Elle figurait parmi les 60 propositions de François Hollande, elle verra le jour au premier trimestre 2013. La Banque Publique d’Investissement (BPI) a fait l’objet d’une intervention du Ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, le 06 juin dernier. Inscrit dans le cadre de la loi de développement économique et social, ce nouveau pôle d’investissement public devrait se comporter en maison mère qui donnerait davantage de cohérence aux institutions existantes telles qu’Oséo en matière de prêts, ou le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) en matière de capitaux. La BPI se comportera donc en holding, qui aura comme mission de dicter les orientations stratégiques d’investissement. Le ministre a précisé qu’une mission de préfiguration avait été lancée, afin de mieux définir le cadre et les liens entre les différents acteurs. Celle-ci rendra ses conclusions le 30 juillet prochain et répondra sans doute davantage aux questions de ceux qui voient en la BPI un simple duplicata des institutions publiques déjà existantes. Quid des banques privées ? La BPI pourra effectivement prêter aux entreprises sans financement conjoint de la part des banques privées. Oséo et la CDC, acteurs majeurs de cette proposition qui prennent activement part aux discussions, prônent quant à eux un mode d’intervention en co-investissement avec les établissements privés. Une question prédomine : est-ce véritablement le rôle de l’Etat de financer les entreprises, en lieu et place de banques privées dont c’est le coeur de métier ? C’est un problème que l’on retrouve notamment avec les sociétés de cautionnement qui garantissent les crédits immobiliers. En effet, lors de l’octroi d’un crédit immobilier, la plupart des banques transfèrent systématiquement le risque à une société de cautionnement (essentiellement Crédit Logement et Saccef). A notre sens, ce report du risque implique deux effets pervers : déresponsabilisation des banques et concentration du risque sur deux établissements. Au même titre, la création de la BPI, ne correspondrait elle pas à un simple déplacement du problème, alors que des réformes structurelles ou fiscales visant à encourager les banques à se recentrer sur leurs activités traditionnelles de financement pourraient aider à écarter ce problème.

Les réformes de l'immobilier :

L’arrivée de François Hollande à la tête de l’Etat a entraîné son lot de réformes concernant l’immobilier et le logement. Une des mesures annoncées par Cécile Duflot, et qui fait débat, est le gel des loyers à la relocation : celle-ci aidera-t-elle les ménages locataires à sortir la tête de l’eau ou poussera-t-elle les investisseurs immobiliers à se retirer peu à peu du marché, car privés de la progressivité possible des revenus ? Un énorme chantier est également attendu côté HLM. Le doublement du plafond du livret A, bien que coûteux pour les banques, pourrait stopper l’endiguement des programmes sociaux ; avec en parallèle la possibilité donnée à l’Etat de céder gratuitement des emprises foncières à des collectivités locales pour la construction de logements sociaux. Les promoteurs eux, réclament un nouveau dispositif fiscal, alors que les acteurs de l’immobilier tels que l’Union des maisons françaises ou la Fédération nationale de l’immobilier demandent à l’Etat de revenir sur leur position quant au prêt à taux zéro ou à la suppression des droits de mutation pour les primo-accédants. Autrement dit, une forte demande d’aides publiques émane de la part de ces acteurs, qui jugent que sans celles-ci, le marché de l’immobilier pourrait s’effondrer. Enfin, les Sociétés d’Investissement Immobilier Cotées (SIIC), qui ne sont autre que des foncières qui acquièrent, construisent et gèrent un patrimoine immobilier locatif pour le compte de leurs actionnaires (avec versement aux actionnaires d’au moins 85% des loyers perçus et 50% des plus values réalisées), seraient éventuellement amenées à être sollicitées pour palier au manque croissant de 900 000 logements en France. Dorian Kelberg, le président de leur fédération, accepterait de prendre part à la réflexion, mais en aucun cas de s’engager à prendre part à cette nouvelle politique du logement.

Le marché obligataire européen et les taux

Sur le marché obligataire français, nous assistons actuellement à une période historique. Le 4 juin dernier, le taux à 10 ans pour la France était à son plus bas historique, à 2,26%. Historiquement, la France est un pays qui s’endette à de faibles taux. A deux reprises déjà la France a vu son taux à 10 ans descendre sous le seuil des 3% : à la fin du 19ème siècle, une gestion saine a permis d’abaisse un taux qui s’était envolé alors que la France libérait son territoire en versant 5 milliards de francs à la Prusse (emprunts Thiers) ; et lors de la Seconde Guerre Mondiale alors que le régime de Vichy exerçait une répression financière combinant un taux d’emprunt minimal à une très forte inflation. Aujourd’hui, plusieurs explications sont évoquées concernant le niveau des taux observés en France. La première, qui parait évidente, est que la dette française est un placement plus sûr comparé aux pays du sud de l’Europe. Certains analystes voient également cette baisse des taux comme une spéculation sur la fin de la zone euro, ou du moins une forte modification de celle-ci avec, par exemple, la sortie des pays en difficulté, ou au contraire un nouveau groupement entre pays forts, avec l’Allemagne en tête de proue. Une autre preuve que le monde obligataire traverse une période surprenante : le Royaume-Uni a récemment suggéré d’émettre des obligations à 100 ans, voire perpétuelles. Il s’agirait là d’un moyen de verrouiller le taux de la dette à un niveau historiquement bas sur une très longue période. Reste à convaincre les investisseurs, notamment institutionnels.

Crédit immobilier: les meilleurs taux fixes du mois

  • Taux fixe sur 10 ans: 3,04%
  • Taux fixe sur 15 ans: 3,33%
  • Taux fixe sur 20 ans: 3,60%
  • Taux fixe sur 25 ans: 3,90%