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créée le 24 / 04 / 2015

Les Français s’installent sur le littoral



L’INSEE a publié le 31 mars une étude intitulée « Déménager pour une autre région ». Il en ressort que les français, lorsqu’ils déménagent, font le plus souvent des sauts de puce. Toutefois, le Sud et l’Ouest attirent toujours.






Les statistiques montrent que les déménagements d’une région à l’autre sont rares dans l’Hexagone. De 2001 à 2006, entre deux recensements, ils ne concernent que 6 % de la population âgée d’au moins 5 ans, soit 3,6 millions de personnes.

Les français sont visiblement attachés à leur territoire, comme l’illustrent ces données calculées sur la même période.

  • Population ayant changé de domicile au sein de la même commune : 11%
  • Population ayant changé de commune dans le même département : 12%
  • Population arrivant de l'étranger : 2%
  • Les raisons de bouger

    Dans beaucoup de régions, les entrées de population sont davantage liées à des choix résidentiels qu’à une attractivité économique.

    Plusieurs causes expliquent néanmoins les mouvements inter-régionaux :

  • La poursuite d’études
  • L’entrée dans la vie active
  • La recherche d’un nouveau cadre de vie
  • Par rapport aux autres régions, telle une araignée, l’Île-de-France attire dans sa toile une nuée d’étudiants et de jeunes actifs.

    A l’opposé, les autres classent d’âge font leurs bagages. Comme l’illustre ce schéma sur les plus jeunes de 5 à 14 ans :


    Population par région

    A l’opposé, les façades maritimes fascinent quasiment tous les autres âges : enfants suivant leurs parents ou actifs dès 30 ans jusqu’aux retraités. En géographie sociale, ce phénomène s’appelle héliotropisme.


    Taux annuel de migration France

    Deux valeurs sûres : le Sud et l’Ouest

    Huit régions depuis l’ouest (Bretagne) jusqu’au Sud de la France (Corse) sont plébiscités par les français.


    Typologie des régions de France 2001-2008

    Elles présentent des caractéristiques similaires (classe 1 sur le schéma de l’INSEE).

  • La Bretagne, les Pays de la Loire et le Poitou-Charentes subissent eux-aussi l’emprise parisienne chez les 15-29 ans
  • Les migrants, qu’ils soient dans le sens des arrivées ou des départs, font souvent de longue distance
  • Pour les actifs en activité, ces implantations s’accompagnent dans plus de 90% des cas d’un nouvel emploi dans la région. Mais, les nouveaux arrivants profitent rarement d’une promotion sociale, en raison du contexte économique local
  • Certains nouveaux arrivés tombent parfois au chômage. Cela témoigne selon l’INSEE d’une attractivité plus résidentielle que professionnelle, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Incertitude des prix immobiliers

    Les migrations s’expliquent avant tout par le cycle de vie des personnes. L’INSEE ne mentionne pas le prix de la pierre ou le coût du crédit immobilier dans son étude, même si ce facteur doit avoir son importance. A ce titre,

  • Malgré des prix élevés, après s’être vidée de sa population pendant plus de trente ans, Paris a vu dernièrement sa courbe démographique s’inverser
  • Depuis le 1er janvier 2006, la population francilienne a augmenté en 5 ans de 320 000 habitants, soit une hausse annuelle moyenne de 0,5 %, identique à celle de la population française dans son ensemble
  • Pour conclure, Carte Financement a fait aussi le point sur le segment des résidences secondaires, qui répond à une autre logique et qui subit les effets de la crise.

    Références ici



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