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créée le 30 / 01 / 2014

Indicateur de Tension Immobilière: baisse potentielle de 5 à 10 % de l’immobilier en 2014

Indicateur de Tension Immobilière: Prix de l'immobilier dans l'ancien

Baisse des prix de l'immobilier dans l'ancien selon l'ITI

L’Indicateur de Tension Immobilière (ITI), mis en place par le site MeilleursAgents.com, et chargé d’analyser la dynamique du marché, anticipe une baisse des prix de l’immobilier dans l’ancien pour l’année 2014. Cette baisse, à prévoir pour les mois à venir, serait dû au nombre décroissant du volume des transactions, aux délais de ventes qui s’étendent de plus en plus et à la baisse du nombre d’acheteurs en recherche active. Selon cette étude qui analyse le nombre d’acheteurs ainsi que le nombre de vendeurs de plusieurs grandes villes de France, il y a de moins en moins d’acheteurs bien que les taux d’intérêt des crédits immobiliers soient avantageux.

Une hausse des prix de l’immobilier serait seulement envisageable si, dans les prochains mois, le nombre d’acheteurs potentiels pour un vendeur était amené à augmenter. Ceci stimulerait à nouveau le marché de l’immobilier et engendrerait une hausse des prix. Selon le président et cofondateur de MeilleursAgents.com, l'Hexagone a perdu près de 80% de ses acheteurs potentiels en 3 ans à cause des « résidences secondaires et de la montée du chômage ». De ce fait, la baisse potentielle de la valeur des biens immobiliers est estimée de 5 à 10% pour l’année 2014.

Prix de l'immobilier dans l'ancien pour 2014

La titrisation et l'augmentation des taux obligataires

Jean-François Buet président de la FNAIM, la fédération nationale des agents immobiliers, déclare que les perspectives pour 2014 sont difficiles à établir. En ce qui concerne le crédit, certains acteurs affirment qu’après des taux historiquement bas en 2013, il devrait y avoir une remontée modérée des taux en 2014. Plusieurs éléments sont évoqués pour anticiper cette remontée des taux des crédits immobiliers : l’augmentation des taux obligataires (hausse d’environ 0.6% sur les 9 derniers mois de l’Obligation Assimilable du Trésor français) et le recours plus important à la titrisation pour relancer le marché du crédit. Le recours à la titrisation devra amener les banques à repenser leur mode d’octroi des crédits immobiliers. A ce jour, le crédit est essentiellement utiliser comme un produit d’appel avec une faible marge afin de vendre d’autres produits plus rentables (assurance, épargne, moyens de paiement…). Si les banques françaises souhaitent pouvoir utiliser la titrisation pour se refinancer sur les marchés financiers, il faudra que les crédits immobiliers titrisés dégagent une marge suffisamment intéressante pour les investisseurs. En effet, la titrisation de prêts immobiliers consiste, pour la banque, à émettre des obligations adossées à ces mêmes crédits immobiliers. L’avantage pour la banque est de pouvoir se refinancer en sortant de son bilan les crédits immobiliers titrisés. De son côté, l’investisseur supporte le risque de défaut des crédits immobiliers et demande à être rémunéré en fonction de la performance de ces mêmes crédits immobiliers.