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créée le 24 / 10 / 2017

L'expatriation favorise l’investissement dans la pierre

HSBC publie chaque année une vaste enquête sur les expatriés, dans laquelle environ 27 000 d’entre eux dans 190 pays et territoires sont sondés. Dans l’Expat Explorer, la banque sino-britannique s’intéresse en particulier niveau de vie des expatriés et à leurs projets. Elle met aussi en relief l'épanouissement professionnel ou l'immersion dans une nouvelle culture. Dans ce post, nous allons évoquer la manière dont les expatriés gèrent leur surcroît de revenus.







L'épargne des expatriés au service de la retraite et de l'éducation

L’expatriation se traduit en moyenne par une hausse de 25% des revenus. Selon HSBC, le revenu moyen des expats est de près de 100.000$.

Certains en profitent pour épargner davantage, comme le montre les chiffres suivants :

  • Deux expatriés sur cinq (40 %) déclarent que leur capacité à épargner pour la retraite a été accrue à l’occasion du séjour à l'étranger, contre 20 % estimant le contraire.
  • 29 % des expatriés affirment qu’ils ont pu épargner plus rapidement pour les études de leurs enfants, contre 15 % de l’avis opposé.
  • C’est au Moyen-Orient que les expatriés déclarent avoir trouvé le plus d’opportunité en matière d’épargne retraite (Qatar, Arabie saoudite, Oman, etc).
  • Sur les grandes places financières, comme la Suisse et Singapour, les expatriés parviennent aisément à épargner. En Suisse, le salaire moyen des expats est de 193.000$, avec un jump de 54% par rapport au pays d’origine.
  • D’autres pays génèrent également un revenu disponible élevé comme la Corée du Sud.
  • Pour HSBC, les expatriés affichent des objectifs patrimoniaux différents selon leur âge

  • La moitié des expatriés de 55 ans et plus dans le monde continuent à épargner et investir pour leurs vieux jours.
  • Et, pour 46% des 18-34 ans, l’achat immobilier est la priorité absolue.

  • Un patrimoine immobilier supérieur à la moyenne

    Le rapport fait ressortir qu’un tiers des expatriés possèdent un bien dans leur pays d’accueil et 41% dans leur pays d’origine. Seul un sur dix possède un bien dans les deux pays.
    Au total, 67% de cette population est propriétaire, même s’il existe des différences entre région.
    En effet, la vie à l’étranger a tendance à pousser les expatriés à investir dans la pierre, et ce pour de nombreuses raisons.

    Dans le pays de départ :
  • Au Moyen-Orient, où la mobilité internationale est importante, les expatriés achètent un bien dans leur pays d’origine, pour pouvoir y revenir à leur retour.
  • Les Britanniques, les Français et les Australiens marquent le même attachement à leur patrie.
  • Ce type d’investissement répond à différents objectifs, dont une logique financière ou la volonté d’abriter un proche.

  • Graphe 1 : Cinq raisons d’acquérir un bien immobilier dans son pays d’origine
    Expat Explorer
    Source : Expat Explorer, “Broadening perspectives” publié en 2017 par HSBC Holdings plc Dans le pays d’adoption :
  • Il est fréquent que les expatriés investissement dans les pays où ils vivent, comme les Canadiens à hauteur de 74%, les Français (69%) et les Néo-Zélandais (67%).
  • Plus l’expatriation est longue, plus les nouveaux résidents franchissent le cap : 67% des expatriés sondés vivant en France y sont installés depuis plus de cinq ans. On retrouve la même tendance au Canada et en Nouvelle Zélande.
  • Le prix des logements n’est pas forcément une barrière pour les expats (EAU, Hong Kong, la Grande Bretagne et Singapour).

  • Graphe 2 : 5 pays dont l’immobilier est très recherché par les expats.
    Expat Explorer
    Source : Expat Explorer, “Broadening perspectives” publié en 2017 par HSBC Holdings plc

    Parmi les motifs d’achat dans le pays d’accueil, certains expatriés déclarent vouloir y revenir à la retraite, comme au Portugal, en raison de la clémence de son climat. D’autres indiquent ne pas vouloir payer de loyer, lorsqu’ils ont l’intention de rester au moins 3 ans sur place.

    Comparés au reste du monde, les expatriés français enchainent les expatriations. Ce qui explique que 55% d’entre eux disposent de patrimoine dans plusieurs pays, contre seulement 43% en moyenne pour les autres expats dans le monde.

    Néanmoins, HSBC prévient qu’il convient de bien préparer cet investissement, car il peut exister des spécificités locales qui en entravent la vente ou la location, le jour où l’expatrié quitte le pays.



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