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créée le 26 / 08 / 2014

Déséquilibre du marché des résidences secondaires

Les résidences secondaires : un marché en période de récession

Un décalage offre/demande

La France compte environ trois millions de résidences secondaires, soit 10% du parc immobilier. Est-ce trop? Peut-être bien puisque les propriétaires qui souhaitent s’en débarrasser ne trouvent pas acheteur. Plus d’offres que de demandes, une situation que nos voisins allemands ne connaissent pas puisqu’ils comptent 12 fois moins de résidences secondaires que nous. Il faut dire que nos destinations touristiques sont nombreuses. Beaucoup de propriétaires ayant souscrit un crédit immobilier optent pour la mise en location de leur résidence secondaire, en période estivale notamment, afin d’assurer le remboursement de leur emprunt. Cette solution leur assure un rendement important, si toutefois ils détiennent un bien profitant d’une bonne localisation.


La réforme de taxation des plus-values

Sans doute n’êtes-vous pas sans savoir que le gouvernement annonçait, il y a un an déjà, la mise en place d’un abattement fiscal de 25% de plus sur les plus-values lors des ventes de résidences secondaires. Cette réforme disparaitra à la fin du mois d’août 2014.


Un rythme qui s’essouffle

Le marché de l’immobilier français tourne au ralenti depuis quelques années déjà. La demande est là, mais elle faiblit dangereusement. Les acheteurs se font attendre, certains même décident d’investir ailleurs. La crise et les incertitudes fiscales pèsent sur l’hexagone depuis 5 ans. Tant que la situation économique globale ne sera pas meilleure, le marché peinera à retrouver son rythme habituel.


Les prix s’en font ressentir

Et non, vous ne rêvez pas, les prix sont bien en baisse ! Et pour cause, les vendeurs sont en excès de nombre.

1 propriétaire sur 10 a mis son bien en vente.
Certains ont même l’impression de « brader » leur résidence secondaire pour s’en débarrasser. D’autres préfèrent la retirer du marché et attendre que la demande soit plus importante.


Disparités sur le territoire français

Bien que nombre de français préfèrent investir ailleurs en ces temps où la mode est aux voyages, certaines résidences échappent à la crise. C’est le cas par exemple de quelques maisons de la côte bretonne, avec vue sur mer, qui continuent à se vendre au prix fort, séduisant aussi bien français que non-résidents. Cependant, il n’est aujourd’hui guère avantageux pour un propriétaire de vouloir vendre en milieu rural.

Le prix moyen des maisons de campagne a chuté de 20% entre 2007 et 2013
selon la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSAFER). Le prix moyen en 2013 est évalué à 162 000€ contre 180 000€ en 2006.


Les négociations sont à l’ordre du jour

Cette érosion des prix, qui se trame depuis quelques années au gré de la demande, entraine les acheteurs à faire jouer la concurrence pour obtenir un rabais intéressant. Encore faut-il oser négocier pour trouver les bonnes affaires. Les mises en vente sont plus que jamais en hausse. Il n’est donc plus surprenant de parvenir à un accord pour que le mètre-carré soit vendu à moins de 1 000€. On peut aussi trouver à nouveau une maison à moins de 120 000€ selon une étude des Notaires.


La résidence secondaire : un investissement de choix

Qu’est-ce qui a changé concrètement?

Une résidence secondaire est aujourd’hui plus qu’une maison de vacances. C’est un investissement patrimonial qui doit offrir autant d’atout qu’une résidence principale.

L’âge moyen d’un acheteur est passé de 48/50 ans à 52/54 ans.
Avant de s’engager dans un crédit immobilier, les acheteurs s’intéressent aux éventuelles constructions voisines qui pourraient menacer la vue. Ils vérifient également la proximité avec les commerces, les transports mais aussi les services tels que l’hôpital, le médecin ou la pharmacie. Et pour cause, le projet d’achat immobilier d’une résidence secondaire est un investissement sur le long terme qui devient de plus en plus un moyen de préparer sa retraite.


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