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créée le 12 / 04 / 2019

Coworking : quels usages pour une entreprise ?

Les bureaux classiques restent la référence, et cela va encore durer. Cependant, les entreprises doivent s’engager sur un bail dit “Trois-Six-Neuf”, c’est-à-dire un bail commercial de neuf ans avec une possibilité, très encadrée, de partir au bout de trois ans ou six ans. Du coup, cela peut compliquer l’installation d’une nouvelle équipe projet ou d’une nouvelle antenne dans une ville dont le succès de l'implantation n'est pas acquis. Alors la solution se trouve peut-être dans le coworking : des espaces de travail partagé. Une solution économique car moins onéreuse qu’une location de bureau classique selon plusieurs études. "Le cout d’un poste de travail dans un espace de coworking est inférieur au cout d’un poste de travail dans un bureau classique. Il devrait pourtant être supérieur car il permet aux entreprises d’externaliser les sujets liés à l’immobilier et de gagner en flexibilité, avec un engagement au mois", souligne d’ailleurs Alexandre Giraud, responsable du développement et de la marque de coworking, MamaWorks.

Une location clé en main et adaptable aux besoins

Concrètement, choisir un espace de travail partagé consiste à venir sur place muni seulement de son ordinateur. Tout le reste est déjà là. Il y a même des personnes à disposition pour résoudre n’importe quel problème quand il survient. C’est compris dans le forfait payé. A l’inverse pour le bureau classique, en plus du loyer, il faut ajouter les charges, l’installation d'internet, le nettoyage et l’entretien des locaux, l’achat de mobilier... Les entreprises n’ont pas encore pris conscience de cette différence car les prix ne sont pas comparables : le coworking parle de place de bureau quand le bureau classique évoque des mètres carrés.

Et puis, “Les entreprises n’ont pas encore le réflexe d’utiliser ces nouvelles offres”, relève Alexandre Giraud. Il est vrai que les propositions sont grandissantes et très disparates. Historiquement, les premiers coworking correspondent à des appartements d’environ 150 mètres carrés gérés de manière communautaire, où chacun intervient dans la gestion du lieu. Et c’est toujours le cas, ce qui permet “d'avoir une communauté très forte et de beaucoup s'appuyer sur l'entraide des coworkers, analyse l’expert. Cependant, il y a un point faible : la qualité des aménagements qui manque de confidentialité et de confort”. De plus, ce sont souvent des espaces à thème qui réunissent des acteurs d’un même secteur (communication, développeur, marketing, consulting, graphisme, création…).

Le vrai coworking et ses copies presque conformes

Le succès naissant du coworking, mais aussi la difficulté des entreprises de le comprendre facilement, vient d’acteurs dont le coeur de l’activité n’est pas la proposition d’un espace de travail partagé. Il s’agit plus d’une rationalisation économique de l’espace. Vous les trouvez dans les gares, dans les hôtels ou dans les bars. “C'est un service complémentaire sur des espaces déjà utilisés pour d'autres activités, observe MamaWorks. Ils conviennent bien à des personnes nomades, pour un usage ponctuel”, Il y a aussi les incubateurs d’entreprises dont le principal rôle est de les accompagner dans leur lancement et leur développement.

Aujourd’hui, l’offre de coworking se développe sur une version dite hybride qui peut se répliquer à peu près partout à la différence du coworking historique : une surface de 1 500 à 10 000 mètres carrés de bureaux fermés associés à des espaces de convivialité et des services. Ici, il y a peu ou pas d'open space : “il pose des problèmes de confidentialité et la création de communauté est imposée”, note Alexandre Giraud. Mais cela demande aussi de relever un défi : créer une communauté d'adhésion avec des animations comme des événements professionnels ou festifs. “Tout ceci permet de créer du lien social entre les salariés et du lien business entre les entreprises présentes”, argumente le responsable du développement de MamaWorks. En attendant, c’est la forme qui permet d’accueillir toutes les tailles d’entreprises et d’adapter l’espace occupé à l’évolution de ces dernières jusqu’à ce que l’envie d’avoir son propre lieu propre trouve du sens.

A terme, les entreprises utiliseront les différents types d’offres immobilières, afin de les faire coïncider avec les besoins des salariés et de l’entreprise. Le siège social installé au sein d’un immeuble avec un bail longue durée, les équipes projets et locales au sein d’espaces de coworking hybrides, les équipes innovation dans un incubateur et des abonnements au sein des coworkings de gare ou d’hôtel pour les salariés en déplacement. Les centres d’affaires peuvent voir rouge.


Pour en savoir plus :

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