+33.1.86.95.21.65
créée le 25 / 06 / 2015

Immobilier : faut-il craindre la hausse des taux ?

Début 2015, contre toute attente, les taux de crédit immobilier, portant très bas, ont continué à baisser. Cette situation a contribué à favoriser un boom des prêts bancaires. Depuis le mois de mai, les taux ont légèrement rebondi d’un ordre de grandeur de 0,05 à 0,30% selon les établissements et les régions. La question est sensible pour les Français, car 98,6% de la production de prêts à l'habitat en France est réalisée à taux fixes.







Que faut-il en penser ?

En préambule, il faut savoir que les taux proposés par les banques dépendent de nombreux facteurs, comme :


  • de la situation de leur bilan et de la gestion actif-passif de la banque (gestion ALM)
  • de l’économie et de la politique monétaire
  • et de leur stratégie commerciale.

  • Leurs grilles de taux, qui varient selon la durée des emprunts, sont régulièrement révisées. On les appelle des « barèmes ». Malheureusement, ils sont transmis aux courtiers mais ne sont pas rendus publics.


    La fin de l’euphorie baissière a plusieurs causes :


  • La remontée récente des taux auxquels emprunte l’Etat français, l'obligation assimilable du trésor à 10 ans (OAT 10 ans ou TEC10). Ils dépendent notamment des marchés.

  • De nombreuses banques étant en avance sur leurs objectifs d’engagement, elles lèveraient légèrement le pied. En effet, depuis le début de l’année 2015 jusqu’en mai, la production de crédits immobilier, portée par les taux bas et le dynamisme de la demande, a bondi de 43% selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA.

  • Les banques souhaitent privilégier les acquéreurs, tandis que leurs back office sont encombrés de dossier de rachat de crédits anciens.


  • Une hausse encore indolore


    Pour un prêt de 200.000€ sur 15 ans avec un taux de 2% en avril, passé à 2,20% en juin, la hausse de la mensualité s’élève à moins de 19€ par mois (+1,4%), pas de quoi a priori effrayer le banquier sur votre solvabilité.


    Les taux restent « historiquement bas ».


    De plus, les « bons profils » restent toujours très recherchés.


    Que faire en cas de flambée des taux ?


    Cette hypothèse n’est pas privilégiée par les économistes, même si les taux devraient monter progressivement aux Etats-Unis. En outre, la Grèce inquiète les marchés. A long terme, les récents communiqués du comité de Bâle concernant la gestion du risque de taux par les banques pourraient les encourager à augmenter leurs marges sur les taux fixes ou même à s’orienter d’avantage vers un modèle anglo-saxon à taux variable.


    Une poursuite de la hausse des taux immobiliers bloquerait les renégociations de crédit.


    Pour les acquéreurs et les investisseurs, une hausse du coût du crédit pourrait être partiellement compensée par une baisse du prix des actifs immobiliers, du fait d’une éventuelle contraction des transactions.


    Ceux qui bénéficient d’un apport significatif ne devraient pas trop souffrir.


    Enfin, garder un œil sur l’assurance-emprunteur, sur son coût et les couvertures offertes.


    La perspective d'une remontée des taux tend actuellement à accélérer les demandes de renégociation et de rachat de crédit. Dans tous les cas, les courtiers en crédit sont la garantie d'obtenir les meilleures offres en peu de temps.



    Une petite vidéo pédagogique du Crédit agricole e-immobilier pour conclure:


    cliquez ici



    Vous pouvez aussi nous suivre sur :


    Twitter Carte Financement
    LinkedIn Carte Financement