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créée le 16 / 11 / 2013

Standard & Poor’s ne fait pas l'unanimité

Sanction politique: Les notes des banques par Standard & Poor's

La décision de l'agence de notation remis en cause

Le 8 novembre, la France est donc passée de « AA+ » à « AA ». Pour l’agence de notation, les réformes fiscales ou ayant attrait à l’économie ou au marché du travail sont insuffisantes pour relancer la croissance à moyen terme. Cette sanction est donc avant tout politique car les notes des banques ne seront pas dégradées, dans l’immédiat, par Standard & Poor's.

Cette dégradation survient près d’un an et demi après la perte du triple A français. Face à une conjoncture économique difficile, cette décision n’est donc pas une surprise. Ce qui est davantage étonnant, ce sont les réactions qui ont fait suite à l’annonce de Standard & Poor's. Des acteurs économiques ont remis en cause la décision de l’agence de notation.

Avis partagés sur l’analyse de Standard & Poor's

Ainsi le prix nobel d’économie Paul Krugman a défendu la France, dans son blog sur le site du New York Times. Il insiste notamment sur le fait que les agences de notation n’ont aucune indication particulière sur la solvabilité de l’Etat. Cet avis est également partagé par Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France. Selon lui, l’analyse de Standard & Poor's est incomplète et son résultat mérite discussion. Pour Paul Krugman, il s’agit surtout d’une condamnation politique des réformes françaises. C’est l’attachement français à l’état providence, qui serait remis en cause par l’agence de notation.

Pour démontrer ses propos, l’économiste s’appuie sur des données publiées par le FMI. Depuis 2007, la part de la dette dans le produit intérieur brut a progressé plus rapidement au Royaume Uni qu’en France. Le FMI prévoit également une amélioration plus rapide pour la France.

Bien entendu, Paul Krugman, met en évidence les nombreux problèmes d’ordre économique, rencontrés par la France : un taux de chômage élevé surtout chez les jeunes, de nombreuses PME en difficulté, vieillissement de la population… Mais la situation économique française est sans doute moins catastrophique que ce que laissent entendre les agences de notation.